Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 14:09

Quelle démonstration des moyens propres du cinéma pour penser le monde et éclairer l'homme sur ce qu'il est !

chronique à faire...

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Lila - dans Italien 1967
commenter cet article
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 11:32

Un peu ennuyeux dans le premier tiers du film de voir ce couple qui parti en voyage se rend compte qu'ils ne savent pas passer leur temps ensemble. Ils ne se comprennent pas et chacun est retranché dans ses rancœurs et sa fierté.

 

Mais c'est sans doute, pour Rosselini qui est passé au néoréalisme des âmes, une manière de nous dépeindre la monotonie d'un couple qui ne partage rien. Alex a quitté son travail pour cette ville de Naples parce qu'il souhaite vendre une maison qu'il a reçu en héritage, et elle passe le temps en faisant des visites culturelles de plus en plus lugubres : le musée, les marécages volcaniques, les ruines de guerre, les catacombes.

 

Si dans la première partie j'y ai vu l'inspiration des films de la Nouvelle Vague française tel quel le "Le Mépris" de Godard, auxquels je ne suis pas très sensible en général parce que j'y vois des sensibleries bourgeoises. La seconde partie du film "Voyage en Italie" prend un autre rythme et trouve une vitalité qui m'a beaucoup ému.

 

Puis je dois avoué que même si je suis loin de ressembler à ce couple d'italiens, mes disputes avec mon compagnon sont très semblables à celles du film, et en vacances quand il m'agace, je fuis sa présence en partant tôt le matin visiter tout ce que je peux voir dans la ville, comme Katherine dans le film... Et je sais que c'est souvent la fierté, et l'idée de se croire faible d'aimer qui divise. A la fin, quand elle lui demande "dis-moi que tu m'aimes", Alex répond "tu n'en profitera pas ?", et parce qu'elle le rassure sur ce point , il peut  enfin exprimer son amour.

 

J'aime beaucoup cette idée d'avoir mis les protagonistes dans cette ville de Naples où les habitants ne cessent d'être renvoyer à leur indolence, leur fainéantise et leur oisiveté. Mais c'est justement cela qui ralenti le couple d'Alex et Katherine qui chez eux, toujours affairés dans leur quotidien, n'avaient jamais le temps de se regarder en face ni d'écouter leur malaise sentimental.

 

Katherine observe qu'il y a beaucoup de femmes enceintes dans cette ville, car la détente des habitants est source de vie. Alors que ce couple sans enfant qui ne cesse de se disputer marchent dans les ruines de l'après guerre, entre des trons d'arbres coupés, signe qu'aucune vitalité ne circule entre eux deux.

 

On peut aussi noter les fréquentes représentations  des marécages volcaniques, où le feu associé à l'eau stagnante ne présage rien de bon. Et peut être associé à l’énergie de la colère dans ce couple statique. La frustration sexuelle - pas de mouvements entre eux - provoque les disputes du matin, ce qui nécessite une certaine force d'expression mais mal alimentée.

 

En voyage le face à face est inévitable, ils doivent l'affronter, mais parce que cela les bouscule il ne savent pas s'y prendre et leur rivalité maladroite va forcément les amener à prendre brutalement la décision de divorcer. Alors quand arrive ce qu'ils redoutent le plus, la séparation - associé à la mise en scène d'une drôle de découverte archéologique d'un homme et une femme frappés par la mort ensemble - on sent que quelque chose peut enfin se libérer. Imaginer la fin, la mort de la relation, la mort de soi-même à venir ouvre finalement des perspectives de vie.

 

La scène finale est splendide. Ce couple dans leur voiture sur le chemin du retour, est bloqué encore une fois par les habitants de la ville en pleine procession religieuse. Les enfants sont au centre de la cérémonie. Eux parlent de leur divorce plus facile du fait de ne pas avoir eu d'enfant. Katherine émue sort de la voiture, elle est entrainée malgré elle par la foule (comme contaminée par la vitalité du monde qui l'entoure), elle cri "Alex" qui s'éloigne de plus en plus, puis il la rattrape, et dans l'effort et la spontanéité du moment de leur retrouvaille ils ne peuvent que se dire la vérité : à savoir qu'ils s'aiment et ne désirent pas se séparer.

 

Fiche :

D'après un roman de Colette

Scénario de Vitaliano Brancati , Roberto Rossellini , Antonio Pietrangeli (uncredited)

Réalisé par Roberto Rossellini

Produit par :

Adolfo Fossataro ... 
Alfredo Guarini ... (uncredited)
Roberto Rossellini ... (uncredited)

Avec

 IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0046511

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Lila - dans 1954 Italien
commenter cet article
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:13

Film délicat et tendre sur une relation père fils dans l'Italie d'après guerre reconnu comme  chef d'œuvre du néoréalisme italien. Parcours initiatique de l'enfant qui court derrière le combat de son père, qui sera l'essentiel du temps du récit, dans  une poursuite pour une simple justice  : reprendre la bicyclette qui lui permet de travailler et de nourrir sa famille au voleur qui la lui a prise.

 

L'enfant sera témoin de ce père qui court sans relâche au travers de la ville, qui est persévérant dans son enquête,  qui trouve le vieux complice du vol mais qui le laisse filer par excès de gentillesse (il le laisse se raser et prendre sa soupe à l'élise, ce qui lui permet de s'échapper), qui ne prie pas dans l'église pour retrouver son bien précieux, mais qui croit en sa détermination. Enfin le père retrouve le voleur, ne succombe pas au chantage affectif de ce voleur véritablement malade, confronte plusieurs hommes du quartier pour retrouver cette bicyclette que sa femme a acheter en revendant tout les draps de la maison. Le fils voit se père qui essaye de porter plainte auprès de la justice mais en vain. Et qui ne perd pas espoir, dépense le peu d'argent qu'il a pour offrir un bon dîner au restaurant de ce petit garçon qui fournit chaque jour les mêmes efforts que son père sans jamais se plaindre. 

 

( sans doute une inspiration des frères Dardennes pour réaliser le film "le gamin au vélo" qui est dans cette même énergie de course d'un jeune garçon, mais pour être en relation avec son père ici.

 

La police n'aide pas son père , et il est trop faible devant la bande de voyous qui protège le voleur. Le désespoir du père apparaît quand il se laisse tenter par une consultation chez voyante (alors qu'il se moquait de sa femme qui y allait). Cette voyante idiote ne sachant que dire "soit elle sera retrouver desuite sinon jamais". Alors le désespoir de l'homme s'installe et son rêve de travailler pour subvenir à sa famille commence a décliner. Mais il marche dans la faible zone de la rue ou il y a de la lumière quand les autres hommes sont tous du côté de l'ombre.

 

Toujours accompagné de ce petit courageux, il se rend dans un quartier riche ou tant d'hommes circulent à bicyclette. Il est évident qu'il se pose la question de voler à son tour. Il donne de l'argent à son fils pour prendre le tramway  et qu'il ne le voit pas voler la bicyclette, mais l'enfant veut suivre encore son père et reste la cache. C'est alors qu'il assiste à un moment d'une rare humiliation pour son père : il vole une bicyclette, se fait courir après par une masse grandissante d'hommes dans la rue, il finit par être attrapé, giflé devant son enfant, et entraîner en poste jusqu'à ce que la victime abandonne sa plainte et les laisse partir . L'enfant et le père rentrent alors sans un mot, le père pleure et son enfant lui prend la main. Et c'est important que le père pleure ici, important qu'il soit triste d'être devenu voleur, triste de renoncer à ses valeurs par nécessité, triste de dégrader son image de lui même et devant son enfant, de lui transmette une mauvaise éducation. Mais les actes de la vie sont ce qu'ils sont... Et c'est justement parle qu'il pleure que le père continu de transmettre une bonne éducation à son fils, une transmission d'une éthique de l'action.

 

Fiche :

D'après un roman de Luigi Bartolini

Scénario Cesare Zavattini

Réalisé par Vittori de Sica

Avec :

Negative format : 35 mn

Camera : Arriflex II C

Color : black and white

IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0040522/

 

 

  

Partager cet article

Repost 0
Published by Lila - dans 1949 Italien
commenter cet article
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:16

à faire

Partager cet article

Repost 0
Published by Lila - dans 2015 Italien
commenter cet article

Lila Fait Son Cinéma

  • : Lila fait son cinéma
  • Lila fait son cinéma
  • : Les films de ma vie
  • Contact

Pour soutenir ce blog

Retrouvez-moi sur Facebook

Catégories

Liens