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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 22:54

Donoma.jpg "Donoma" me rappelle en partie "Dogville" de Lars Van Trier. Dans ce dernier film on est tellement pris par la tension des relations humaines qui se déroulent qu'on oublie qu'il n'y a aucun décors, les maisons étant des cases dessinées sur un sol de théâtre. Tout comme dans "Donoma", les relations sentimentales sont si troubles, si justes et si tendues, qu'on oublie les défaillances techniques et les flous de mises au point façon amateur. On est comme happé par le suspens inhérentes à chacune de ces rencontres hommes-femmes, multi-formes, créatives et pourtant chaque fois impossibles.


Le besoin d'aimer et de se lier à l'autre semble relever avant tout d'un désir de se sentir vivant. Mais on dirait que pour certains il est trop tard. La prof d'espagnol va jouer avec son élève animée par une sorte d'énergie du désespoir qui la pousse à commettre des actes irresponsables et à se ridiculiser publiquement. Même son rap final montre qu'elle ne lâchera pas l'affaire, et qu'elle compte bien tout vivre intensemment, comme dans ses souvenirs d'Espagne.  


La photographe répond à l'étrangeté de sa solitude en inventant une relation silencieuse qui permet des jeux singuliers et romantiques, mais le beau-gosse qui se prend au jeu et qui reste plusieurs jours avec elle est juste en galère d'appartement puisque viré de chez lui par son ex. Cette dernière bourgeoise, le cherchera partout en collant sa photo sur les murs de la ville, comme si elle avait perdu son chien. Très drôle !


La jeune fille qui aide sa soeur malade est dans le sacrifice total. Donc loin de son désir et frigide elle ne peut pas empêcher son jeune petit copain d'aller voir ailleurs... avec sa sexy prof d'espagnol.


Relations croisées impliquant quatre femmes pour deux hommes. Des femmes qui ont envie d'aimer ou de dominer faces à des hommes trop fragiles pour recevoir ou qui se débattent dans le rapport de force perdant/perdant.


J'ai trouvé boulversant le personnage de la jeune fille qui aide sa soeur en phase terminal de cancer. Elle culpabilise de n'être pas malade, accepte la tyranie de sa soeur, et bascule avec elle du coté de la mort. Elle voit une psychanalyste, ce qui nous permet de suprendre ses pensées intimes. On comprend que son imaginaire prend le dessus sur le réel: sa pensée magique l'éloigne de sa volonté, sa superstition lui laisse croire que le salut viendra de l'extérieur, et sa fausse bonne humeur montre qu'elle refuse de voir sa propre douleur. Alors ses pulsions inconscientes l'amènent à se mutiler, tout en continuant de ne pas accorder d'importance à son corps! Sa rencontre magique va finir par avoir lieu, mais la violence du réel la sortira brutalement du rêve.


Quel est le vécu du jeune Jinn Carénnard (29 ans), auteur, réalisateur, chef opérateur son et lumière et monteur ! pour avoir une telle maturité et savoir restranscrire avec tant de justesse la profondeur de notre nature humaine troublée?! La direction d'acteur est également tellement réussie, avec des personnages si sincères, plus vivants et plus émouvants que dans la vie ! 


Pourtant je suis sortie de la séance d'humeur pessimiste, comme s'il était impossible de maintenir une relation sentimentale que se soit par l'amour ou par la force. La morale est peut-être qu'il ne faut pas chercher son bonheur dans notre rapport à l'autre (comme le dit Lacan "le rapport sexuel n'existe pas") mais plutôt dans notre rapport au monde. Car "Donoma" signife tant que le jour est là. Car quand il ne reste plus personne autour de nous, il reste toujours la réjouissance de voir le jour se lever chaque matin. Sachant qu'il ne faut pas oublier que les ténèbres permanentes étaient aussi une possibilité de ce monde.


Fiche :

 

  • Date de sortie
    23 novembre 2011 (2h 13min)
  • Réalisé par
  • Avec
  • Genre
  • Nationalité

    Synopsis :

    Une enseignante s’engage dans une relation ambiguë avec le cancre de sa classe de lycée professionnel ; une jeune femme déçue en amour décide de court-circuiter tous ses critères conscients et inconscients de choix, en sortant littéralement avec le premier venu ; la dernière histoire met en scène une jeune fille agnostique qui va être amenée à se poser des questions sur la religion chrétienne. Elle va au cours de son questionnement rencontrer un jeune homme un peu marginal et très croyant. Toutes ces histoires se croisent sans s’influencer, et trouvent une symbolique dans le lever de soleil qui donne son nom au film : Donoma (Le jour est là).

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Published by Lila - dans 2011
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:57
shame.jpgL'histoire d'un homme qui tourne en rond, dans son appartement circulaire d'abord, mais surtout autour de sa queue et de ses obessions sexuelles. Tel un suplice de l'enfer, il repète à l'infini les mêmes actes qui consistent à trouver le prochain objet qui assistera sa jouissance. Et entre deux moments de plaisir charnel il comble le temps avec sextube.

On sent le vide d'une existence comblée matériellement, il a un bon job, un bel appartement, la santé et un physique séduisant. Il est l'homme idéal de nos sociétés contemporaines. Il n'a aucune lutte à mener pour améliorer sa condition et il est libre et autonome. Son seul combat consistant à se confronter à lui-même, à sa puissance et à sa solitude.

Certe, dans l'anonymat d'une ville comme NY il est possible d'exhauser tous ses fantasmes sexuels mais ici les vulgaires plans cul semblent finalement être l'ultime lien à l'autre quand les sentiments n'existent plus. Brandon étant incapable de nouer une relation ni avec sa tendre collègue avec qui il n'arrive pas à faire l'amour, ni avec sa soeur qui a pourtant préféré la poésie au matériel et qui pourrait l'écouter. Mais lui ne parle pas, il mate, il poursuis, il mange, il baise. 

La mise en scène de nombreux corps nus évoque que malgré n'importe quelle richesse nous resteront des êtres basiques, pulsionnels et bestiaux ; car il y a une démarche à faire pour sublimer notre désir de l'autre en échange relationnel nourissant. Sans relations sentimentales désintéressées nous resteront insatiables. Et ceci malgré l'abondance et l'illusoire avancée de la civilisation occidentale qui gâvée de pseudo-cultures finit par nous aculturer et nous projette dans un retour à l'état brut de nature.

Fiche :

    • Date de sortie
      7 décembre 2011 (1h 39min)
    • Réalisé par
    • Avec
    • Genre
    • Nationalité

      Synopsis : 

      • Interdit aux moins de 12 ans 
        • Le film aborde de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. 

          • Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie..

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Published by Lila - dans 2011
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 10:32

the-tree-of-life.jpgPalme d'or à Cannes en 2011, ce film est un ovni. Une sorte de poétique de l'image, de plaisir visuel pur, sans narration immédiatement lisible. De longs moments où l'on voit le mouvement des planètes de notre galaxy sur fond de musique classique. Des citations bibliques en voix off. Une famille américaine classique avec un père aussi dur que la mère est tendre. Un jeune homme qui fait carrière. Puis le drame de l'enfant qui périt.


La phrase clef du film parait être la citation biblique qui évoque que la grâce consiste à accepter que tout ce qui nous est donné nous sera repris. Or, il n'est pas possible pour la mère d'accepter la mort de son enfant. 


Malgré notre fragilité évidente face à la monstrueuse mécanique de l'univers, nous ne supportons pas la perte de ceux qu'on aime. Malgré le merveilleux d'exister dans l'infini de la matère, cela ne nous empêche pas d'être frustrer par le manque de réussite sociale. Ainsi, l'homme a finalement créé un référentiel social prépondérant dans son bonheur dans un quasi déni de son existence dans l'immensité de l'univers. 


Ce film nous invite peut-être à imaginer une nouvelle spiritualité qui nous permettrait de transcender notre condition humaine ? La religion (chéritienne ici) ayant échouée à nous consoler de notre impuissance face à la mort ? 


 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche : 

  • Date de sortie
    17 mai 2011 (2h 18min)
  • Réalisé par
  • Avec
  • Genre
  • Nationalité

    Synopsis et détails
     

    Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 21:27

habemus-papam.jpgTendrement émouvant, ces cardinaux si réservés et bienveillants envers le nouveau Souverain Pontife qui aura la lourde charge de guider plus d'un milliard de croyants.


Amusant, ce psychanalyste qui malgré son talent reconnu n'échappe pas lui-même a l'obsession pour son ex-femme qui l'a quitté il y a pourtant déjà deux ans.


Impossible rencontre entre deux points de vue: la religion et la psychanalyse, qui prétendent chacune apporter des solutions pour alléger le poids de la condition humaine.


Mais la mise en scène du débat sur la thèse de Darwin, entre un cardinal et le psychanalyste, debout devant ces vieux hommes qui s'amusent humblement en jouant au volley-ball, traduit l'idée qu'il importe peu de savoir qui a raison. Car finalement il s'agit simplement de réussir à vivre des instants de joie et de partage avec d'autres, seules réjouissances possibles entre deux déceptions terrestres.


Finalement, la tragique morale de l'histoire c'est que nous n'aurons aucun guide sur cette terre. Car ni le Pape ni les psychanalystes ne détiennent le secret de notre salut. Chacun d'entre nous n'ayant pas d'autre possibilité que d'être le guide de lui même.


Quel abandon ! Quelle responsabilté immense ! Mais aussi, quelle liberté !

 

Fiche :

Date de sortie cinéma : 7 septembre 2011 

Réalisé par Nanni Moretti 
Avec Michel PiccoliNanni MorettiJerzy Stuhrplus 
Long-métrage français , italien . Genre : Comédie dramatique 

Durée : 01h42min Année de production : 2011 
Distributeur : Le Pacte 

Dans les festivals : Voir les 6 prix et 5 nominations

Synopsis : Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:46

melancholia.jpgAprès avoir vu "The tree of life" de Terence Malick, il est difficile d'imaginer que ces deux cinéastes ne se sont pas passer le mot : même genre d'images de la terre dans l'univers sur de grands morceaux de musique classique, même représentation centrale de la famille, même drame de la mort de l'enfant.

 

La planète Mélancholia se dirige dangeureusement vers la terre. Le père tente de se rassurer par la science, la mère est dans une inquiétude extrême pour son enfant et la soeur qui n'aime pas la vie est indifférente. Finalement c'est le symbolique qui protège, une tante magique, inventé par la femme insensée qui va permettre de rassurer l'enfant, et par conséquent les adultes, sans bien sûr pouvoir empêcher la fin tragique du monde. 


J'ai beaucoup aimé cette sensation de fin du monde à la fin du film. Mais qu'en penser ? Est-ce qu'il est temps de nous rappeler le besoin de questionnement métaphysiques : que faisons-nous là seul dans l'infini de la matière ? Vu sous cette perspective comment donner du sens à la vie ? On comprend alors que Justine n'ai alors pas la force de vivre chaque jour puisqu'elle dit elle-même qu'ELLE "sais des choses". Elle sombre dans la mélancholie, sorte de conscience aigue que tout est voué à mourir. Alors à quoi bon aimer. Mais sa soeur, elle, a foi en la vie, et via l'enfant qu'elle protègera jusqu'au bout elle échappe à cette perspective effrayante de notre finitude.


 

Fiche :

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Published by Lila - dans 2011
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 12:02
omar ma tuerUn bon coup ? C'était malin de ressortir le dossier Omar Raddad, alors que tout le monde se souvient de cette affaire jamais élucidée dont l'injustice flagrante a marqué les esprits.
Eh bien non ce film n'est pas un coup ! Il transpire la sincérité. 
Roshdy Zem signe ici son 2ème film en tant que réalisateur et nous n'allons pas lui reprocher d'aborder des sujets qui lui tiennent à coeur. Qui mieux que lui aurait pu dépeindre l'abîme dans lequel se trouve Omar Raddad, dont l'intégration n'est pas complète en raison de ses difficultés à parler le français. 

Omar Raddad, jardinier plus à l'aise avec les arbres qu'avec les gens, a des difficultés à s'exprimer et devient le coupable idéal. Accusé par cette fameuse phrase "Omar m'a tuer" probablement écrite par le véritable criminel, la justice française, pour des raisons qui restent encore mystérieuses, ne tentera jamais d'éclaircir la situation. Pourtant si je me souviens d'un documentaire de l'époque, il semblerait que la victime ait été très proche d'une secte à laquelle elle versait de l'argent.
Malgré quelques maladresses au démarrage, dont certains plans très appuyés dans le but trop évident de nous apitoyer, nous sommes propulsés dans l'affaire de façon très réaliste et n'en sortons plus jusqu'à la fin.

Saluons plus particulièrement la prestation de Sami Bouajila qui signe ici la plus belle interprétation de sa carrière cinématographique, pourtant riche.
Il mérite d'office le César. Sami est méconnaissable, il est Omar Raddad.
Il a su rendre hommage à l'homme, et par la même occasion à tous nos vieux immigrés arabes qui ont souffert dans leur dignité. Oui, il a su trouver un registre d'émotions folles, on ne voit plus l'acteur, on voit la souffrance à l'état brut, réelle, et dans toutes ses nuances.

Il est allé chercher chaque émotion dans chaque situation, la ténacité presque auto-destructrice qui naît du refus de l'injustice, la souffrance du dénigrement comme s'il était atteint dans sa chair, et une autre souffrance, une fois libéré, qui aurait pu être ignorée par le narrateur. Le retour n'est pas simple. Revenir parmi les siens et demeurer l'étranger aux yeux de son fils qui l'appelle "monsieur" parce qu'il s'est absenté 10 ans lui est abominable. Et nous terminons, obnubilés par cette scène mémorable dans le bus, quand une fille le dévisage et il pleure alors qu'il se sent dévoré par le regard de l'autre, persuadé d'être à nouveau reconnu comme le "tueur". Il continuera de s'imaginer coupable aux yeux des gens tant qu'il ne sera pas disculpé officiellement.

Après ce qu'il a subi, le regard de l'autre devient, dans son imaginaire, toujours accusateur. Comment vivre avec un regard qui nie notre propre identité ? Comment prouver qui nous sommes ? Pourquoi devoir prouver qui nous sommes ? C'est aussi la question de la place de l'immigré dans la société...

Pour finir, le film est porté de bout en bout par Sami Bouajila et par une réalisation dont l'empathie et la connaissance de la culture arabe permet de comprendre parfaitement les situations humaines qui se jouent.
Un petit conseil, apportez un mouchoir, vous n'êtes pas à l'abri de verser quelques larmes...

Fiche :
 Date de sortie cinéma : 22 juin 2011 

Réalisé par Roschdy Zem 
Avec Sami BouajilaDenis PodalydèsMaurice Bénichouplus 

Long-métrage français . Genre : Drame , Policier 
Durée : 01h25min Année de production : 2010 
Distributeur : Mars Distribution 

Synopsis : Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer ». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable évident. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire…

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Published by Maya - dans 2011
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 18:48

le-gamin-au-velo.jpgPetit bijou. Tout simple, tout rond. Dans lequel s'affirme avec poésie la dignité d'un enfant qui résiste au pire des sentiments : l'abandon.

La lâcheté d'un père, indigne, qui se soumet à une compagne (n'importe laquelle, d'ailleurs elle est toujours hors champ) puisque lui a besoin d'être accueilli quelque part, même au prix du rejet de son propre fils.

Fils pourtant remarquable de détermination et d'amour pour essayer de reprendre sa place au sein de son foyer naturel. En vain !

Alors, comme le dit une réplique du film "Biutiful" d'Innaritu (2010) à un père qui va mourrir et donc laisser ses enfants : "Tu crois que c'est toi qui t'occupes de tes enfants ? Non, c'est l'Univers qui s'occupe d'eux".

Dans "Le gamin au vélo" ce ne sera pas le père qui se chargera d'accompagner l'initiation du fils à la vie mais le monde, avec ses bonnes et ses mauvaises influences.

Une femme (l'émouvante Cécile de France) qui le prend sous son aile, tel un ange, avec la miséricorde rare d'un être capable de noblesse d'âme et d'actes gratuits et irrationnels. C'est pourquoi il est intéressant de ne jamais expliquer pourquoi elle choisie de l'accueillir. Kierkegaard disait "Plaider discrédite toujours".

Mais l'enfant sera aussi initié au mal, par un personnage, qui tel le renard dans Pinoccio, saura le détourner vers des plaisirs matériels pour jeune garçon : du soda, des jeux vidéo, et des promesses de richesses. Tout en valorisant sa virilité naissante de petit homme en devenir.

Fragile, encore gamin, il va pourtant devoir arrêter son choix : jouir maintenant dans un monde d'intérêts où règne la loi du plus fort ou du plus perfide, ou faire le choix de s'engager dans une relation d'amour, dans une relation maternelle, sans sécurité, au risque d'être abandonné à nouveau.

La vie est un incessant numéro d'équilibriste. Et finalement seul le mouvement permanent permet de tenir en équilibre. Comme cet enfant sur son vélo qui pédale sans cesse, de gauche à droite, de droite à gauche, sachant toujours où il doit aller à l'instant t même s'il ira dans le sens opposé l'instant suivant.

Avoir raison ou tord n'étant pas tellement la question puisque face au manque affectif qui nous habite tous, il s'agit de rester droit le plus longtemps possible. Dans une cinétique qui permet de tenir debout, dignement, parce que tout simplement vivant et désirant.

Vie ardue qui sera pénible de toutes les manières, comme cette dernière scène du film qui montre le gamin sur son vélo qui grimpe une diagonale de droite à gauche. Contrairement au mouvement naturelle de la lecture, et contrairement à la gravitation, comme si avoir la force d'avancer c'est accepter que vivre c'est     contre nature !

 

Fiche :

Date de sortie cinéma : 18 mai 2011 

Réalisé par Jean-Pierre DardenneLuc Dardenne 
Avec Cécile de FranceThomas DoretJérémie Renierplus 

Long-métrage français , belge , italien . Genre : Comédie dramatique 
Durée : 01h27min Année de production : 2011 
Distributeur : Diaphana Distribution 

Synopsis : Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...

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Published by Lila - dans 2011
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 05:40

 tous-mes-soleils.jpg

   Un très mauvais film.

 

  Une succession de sketches sans aucune continuité narrative, des situations sans intérêt, des relations entre les personnages d'un conformisme plat, des dialogues improbables, un  jeu d'acteurs souvent digne d'AB Production.

 

Avec la bonne intention de nous enjoindre à aimer les vivants et d'oublier les morts pour être heureux. Ce film  aborde chaque scène de manière tellement banale et sans aucune fantaisie crédible. A croire que Claudel serait, comme dit Dostoïevky, "malade de sa normalité".

 

  Heureusement que la fraicheur de Stefano Accorsi et sa spontaneité tendre donne un peu de chaleur à cette histoire et nous permet de ne pas quitter la salle au bout de 15 minutes.

 

 

 

 

 

Fiche :

 

Date de sortie cinéma : 30 mars 2011

Réalisé par Philippe Claudel
Avec Stefano Accorsi, Clotilde Courau, Neri Marcoré, plus

Long-métrage français . Genre : Comédie
Durée : 01h45min Année de production : 2010
Distributeur : UGC Distribution

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul.
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 12:43

Meilleur film :

Le discours d'un roi de Tom Hooper


Meilleur réalisateur :

Tom Hooper pour Le discours d'un roi


Meilleure actrice :

Natalie Portman pour Black Swan


Meilleur acteur :

Colin Firth pour Le discours d'un roi


Meilleur acteur dans un rôle secondaire

Christian Bale pour Fighter


Meilleure actrice dans un rôle secondaire :

Melissa Leo pour Fighter


Meilleur film d’animation :

Toy Story 3 de Lee Unkrich


Meilleur film étranger :

Revenge (Danemark) de Susanne Bier


Meilleur scénario original 

David Seidler pour Le Discours d'un roi


Meilleur scénario adapté :

Aaron Sorkin pour The Social Network


Meilleur documentaire
Inside Job de Charles Ferguson


Meilleur documentaire (court) :

Strangers no more de Karen Godman et Kirs Simon


Meilleur montage :

Angus Wall et Kirk Baxter pour The Social Network


Meilleure photo:

Wally Pfister pour Inception


Meilleure direction artistique :

Robert Stromberg et Karen O'Hara pour Alice au pays des merveilles


Meilleurs costumes :

Colleen Atwood pour Alice au pays des merveilles


Meilleure bande-originale 
Trent Reznor et Atticus Ross pour The Social Network


Meilleure chanson originale :

“We Belong Together” de Toy Story 3


Meilleur maquillage :

Rick Baker et Dave Esley pour The Wolfman


Meilleur montage son :

Richard King pour Inception


Meilleur mixage son

Lora Hirschberg, Gary A. Rizzo et Ed Novick pour Inception


Meilleurs effets spéciaux:

Paul Franklin, Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb pour Inception


Meilleur court-métrage (d'animation) :

The lost thing de Shaun Tan et Andrew Ruhemann


Meilleur court-métrage :

God of love de Luke Matheny

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Published by Lila - dans 2011
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 12:54

 

 

Meilleur film
Des Hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois

Autres nominés
L'Arnacoeur, de Pascal Chaumeil
Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar
Mammuth, de Benoît Delépine et Gustave Kervern
Le nom des gens, de Michel Leclerc
The Ghost Writer, de Roman Polanski
Tournée, de Mathieu Amalric

Meilleur réalisateur
Roman Polanski, pour The Ghost Writer

Autres nominés
Mathieu Amalric, pour Tournée
Olivier Assayas, pour Carlos
Xavier Beauvois, pour Des Hommes et des Dieux
Bertrand Blier, pour Le bruit des glaçons

Meilleur acteur
Eric Elmosnino, pour Gainsbourg, vie héroïque

Autres nominés
Gérard Depardieu, pour Mammuth
Romain Duris, pour L'Arnacoeur
Jacques Gamblin, pour Le nom des gens
Lambert Wilson, pour Des Hommes et des Dieux

Meilleure actrice
Sara Forestier, pour Le nom des gens

Autres nominées
Isabelle Carré, pour Les Emotifs Anonymes
Catherine Deneuve, pour Potiche
Charlotte Gainsbourg, pour L'arbre
Kristin Scott Thomas, pour Elle s'appelait Sarah

Meilleur acteur dans un second rôle
Michael Lonsdale, pour Des Hommes et des Dieux

Autres nominés
Niels Arestrup, pour L'homme qui voulait vivre sa vie
François Damiens, pour L'arnacoeur
Gilles Lellouche, pour Les Petits Mouchoirs
Olivier Rabourdin, pour Des Hommes et des Dieux

Meilleure actrice dans un second rôle
Anne Alvaro, pour Le bruit des glaçons

Autres nominées
Valérie Bonneton, pour Les Petits mouchoirs
Laetitia Casta, pour Gainsbourg, vie héroïque
Julie Ferrier, dans L'arnacoeur
Karin Viard, pour Potiche

Meilleur espoir masculin
Edgar Ramirez, pour Carlos

Autres nominés
Arthur Dupont, pour Bus Palladium
Grégoire Leprince-Ringuet, pour La princesse de Montpensier
Pio Marmaï, pour D'amour et d'eau fraîche
Raphaël Personnaz, pour La princesse de Montpensier

Meilleur espoir féminin
Leïla Bekhti, pour Tout ce qui brille

Autres nominées
Anaïs Demoustier, pour D'amour et d'eau fraîche
Audrey Lamy, pour Tout ce qui brille
Léa Seydoux, pour Belle Epine
Yahima Torrès, pour Venus Noire

Meilleur premier film
Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar

L'arnacoeur, de Pascal Chaumeil
Simon Werner a disparu, de Fabrice Gobert
Tête de turc, de Pascal Elbé
Tout ce qui brille, de Géraldine Nakache et Hervé Mimran

Meilleur scénario original
Baya Kasmi et Michel Leclerc, pour Le nom des gens

Autres nominés
Mathieu Amalric, Philippe Di Folco, Marcelo Novais Teles, Raphaëlle Valbrune, pourTournée
Bertrand Blier, pour Le bruit des glaçons
Etienne Comar et Xavier Beauvois, pour Des Hommes et des Dieux
Benoît Delépine et Gustave Kervern, pour Mammuth

Meilleure adaptation
Roman Polanski et Robert Harris, pour The Ghost Writer

Autres nominés
Julie Bertuccelli, pour L'Arbre
Jean Cosmos, François-Olivier Rousseau et Bertrand Tavernier, pour La princesse de Montpensier
Eric Lartigau et Laurent de Bartillat, pour L'homme qui voulait vivre sa vie
François Ozon, pour Potiche

Meilleure musique écrite pour un film
Alexandre Desplats, pour The Ghost Writer

Autres nominés
Bruno Coulais, pour Océans
Grégoire Hetzel, pour L'Arbre
Delphine Mantoulet et Tony Gatlif, pour Liberté
Yarol Poupaud, pour Bus Palladium
Philippe Sarde, pour La princesse de Montpensier

Meilleurs décors
Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec

Autres nominés
Des Hommes et des Dieux
La Princesse de Montpensier
The Ghost Writer
Gainsbourg, vie héroïque

Meilleurs costumes
La Princesse de Montpensier

Autres nominés
Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec
Potiche
Tournée
Des Hommes et des Dieux

Meilleur montage
The Ghost Writer

Autres nominés
Carlos
Tournée
Des Hommes et des Dieux
Gainsbourg, vie héroïque

Meilleure photo
Des Hommes et des Dieux

Autres nominés
Tournée
The Ghost Writer
La princesse de Montpensier
Gainsbourg, vie héroïque
 

Meilleur son
Gainsbourg, vie héroïque

Autres nominés
Océans
The Ghost Writer
Des Hommes et des Dieux
Tournée

Meilleur film documentaire
Océans, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

Autres nominés
Benda Bilili !, de Florent de la Tullaye et Renaud Barret
Cleveland contre Wall Street, de Jean-Stéphane Bron
Entre nos mains, de Mariana Otero
Yves Saint Laurent, Pierre Bergé - L'amour fou, de Pierre Thoretton

Meilleur film d'animation
L'illusionniste, de Sylvain Chomet

Autres nominés
Arthur 3, la guerre des deux mondes, de Luc Besson
L'homme à la Gordini, de Jean-Christophe Lie
Logorama, de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain
Une vie de chat, de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol

Meilleur court-métrage
Logorama, de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain

Autres nominés
Monsieur l'abbé, de Blandine Lenoir
Petit tailleur, de Louis Garrel
Un transport en commun, de Dyana Gaye
Une pute et un poussin, de Clément Michel

Meilleur Film étranger
The Social Network, de David Fincher

Autres nominés
Les amours imaginaires, de Xavier Dolan
Bright Star, de Jane Campion
Dans ses yeux, de Juan José Campanella
Illégal, d'Olivier Masset-Depasse
Inception, de Christopher Nolan
Invictus, de Clint Eastwood

César d'honneur
Quentin Tarantino, remis par Diane Kruger et Christoph Waltz

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Published by Lila - dans 2011
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