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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:13

Film délicat et tendre sur une relation père fils dans l'Italie d'après guerre reconnu comme  chef d'œuvre du néoréalisme italien. Parcours initiatique de l'enfant qui court derrière le combat de son père, qui sera l'essentiel du temps du récit, dans  une poursuite pour une simple justice  : reprendre la bicyclette qui lui permet de travailler et de nourrir sa famille au voleur qui la lui a prise.

 

L'enfant sera témoin de ce père qui court sans relâche au travers de la ville, qui est persévérant dans son enquête,  qui trouve le vieux complice du vol mais qui le laisse filer par excès de gentillesse (il le laisse se raser et prendre sa soupe à l'élise, ce qui lui permet de s'échapper), qui ne prie pas dans l'église pour retrouver son bien précieux, mais qui croit en sa détermination. Enfin le père retrouve le voleur, ne succombe pas au chantage affectif de ce voleur véritablement malade, confronte plusieurs hommes du quartier pour retrouver cette bicyclette que sa femme a acheter en revendant tout les draps de la maison. Le fils voit se père qui essaye de porter plainte auprès de la justice mais en vain. Et qui ne perd pas espoir, dépense le peu d'argent qu'il a pour offrir un bon dîner au restaurant de ce petit garçon qui fournit chaque jour les mêmes efforts que son père sans jamais se plaindre. 

 

( sans doute une inspiration des frères Dardennes pour réaliser le film "le gamin au vélo" qui est dans cette même énergie de course d'un jeune garçon, mais pour être en relation avec son père ici.

 

La police n'aide pas son père , et il est trop faible devant la bande de voyous qui protège le voleur. Le désespoir du père apparaît quand il se laisse tenter par une consultation chez voyante (alors qu'il se moquait de sa femme qui y allait). Cette voyante idiote ne sachant que dire "soit elle sera retrouver desuite sinon jamais". Alors le désespoir de l'homme s'installe et son rêve de travailler pour subvenir à sa famille commence a décliner. Mais il marche dans la faible zone de la rue ou il y a de la lumière quand les autres hommes sont tous du côté de l'ombre.

 

Toujours accompagné de ce petit courageux, il se rend dans un quartier riche ou tant d'hommes circulent à bicyclette. Il est évident qu'il se pose la question de voler à son tour. Il donne de l'argent à son fils pour prendre le tramway  et qu'il ne le voit pas voler la bicyclette, mais l'enfant veut suivre encore son père et reste la cache. C'est alors qu'il assiste à un moment d'une rare humiliation pour son père : il vole une bicyclette, se fait courir après par une masse grandissante d'hommes dans la rue, il finit par être attrapé, giflé devant son enfant, et entraîner en poste jusqu'à ce que la victime abandonne sa plainte et les laisse partir . L'enfant et le père rentrent alors sans un mot, le père pleure et son enfant lui prend la main. Et c'est important que le père pleure ici, important qu'il soit triste d'être devenu voleur, triste de renoncer à ses valeurs par nécessité, triste de dégrader son image de lui même et devant son enfant, de lui transmette une mauvaise éducation. Mais les actes de la vie sont ce qu'ils sont... Et c'est justement parle qu'il pleure que le père continu de transmettre une bonne éducation à son fils, une transmission d'une éthique de l'action.

 

Fiche :

D'après un roman de Luigi Bartolini

Scénario Cesare Zavattini

Réalisé par Vittori de Sica

Avec :

Negative format : 35 mn

Camera : Arriflex II C

Color : black and white

IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0040522/

 

 

  

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Published by Lila - dans 1949 Italien
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