Vendredi 7 janvier
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19:07
Quel tour de passe passe vient de nous jouer Bansky ?! Au lieu de nous
montrer le Street Art dans ce qu'il peut avoir de véritablement artistique et politique, il dévie la narration de son film vers l'histoire de cet imposteur de Mr Washman. Comme pour dire que pour
toutes expressions humaines les simulacres cotoyent l'original sans que beaucoup de personnes ne sachent faire la différence. Et si l'art montre le vrai, la démonstration ne peut que dénoncer le
faux.
Sociologiquement, les sociétés sont tellement assoiffées de nouveautés qu'il semblent suffisant de produire quelque chose à donner à voir pour que cela fasse évènement.
Artistiquement, notre quotidien est tellement absurde qu'il devient difficile de discerner ce qui fait sens de ce qui est vide de sens.
Ethiquement, il y a Bansky qui ne montre pas son visage puisqu'il est au service de son propos et de l'impact que cela peut avoir sur les gens ; et Mr Washman bascule dans l'ego trip quand ses
collaborateurs produisent aléatoirement ses oeuvres.
C'est avec beaucoup de malice que Bansky conserve finalement la préciosité de son art qui réside dans l'éphémère et qui ne sera finalement pas immortalisé par ce film. Car qui veut expérimenter
le Street Art n'a qu'à être attentif à ce qui dénote, d'un seul coup, dans son parcours urbain...
Fiche :
Date de sortie cinéma : 15 décembre 2010
Réalisé par Banksy
Avec Rhys Ifans, Banksy, Thierry Guetta, plus
Titre original : Exit Through the Gift Shop
Long-métrage américain , britannique . Genre : Documentaire
Durée : 01h26min Année de production : 2010
Distributeur : Le Pacte
Synopsis : Dans un monde où nous sommes bombardés de messages publicitaires qui
envahissent l’espace public, les œuvres de Banksy offrent un regard différent - un regard à la fois drôle et incisif, sans être dogmatique pour autant. Banksy a fini par convaincre
l’Anglais moyen que les véritables vandales de notre société sont ceux qui construisent des immeubles plus hideux les uns que les autres et non ceux qui dessinent sur leurs
murs.
Par Lila
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Publié dans : 2010
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Mardi 23 novembre
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12:32
Autant les deux précédents films de Kechiche : "L'esquive" et "La graine et le mulet" étaient
boulversants, autant celui-ci est un calvaire ! Non pas que ce soit un mauvais film, la réalisation est toujours à la hauteur, mais c'est comme si pour son troisième film, Kechiche se permettait
l'audace de régler ses comptes avec les spectateurs et de nous brutaliser pendant presque trois heures !
J'ai eu un double ressenti, celui de l'horreur du racisme et de l'esclavagisme du
passé colonial ; mais aussi celui de l'aliénation du travailleur contemporain qui peut accepter sa soumission en échange d'un salaire. Aussi je pense que ce film est dans la même lignée que
beaucoup de ses contemporains "The housemaid" - film sud-coréen de Im Sang-Soo - et "Biutiful" - film espagnol d'Innaritu - qui interrogent le rapport de l'homme au travail salarié : est-ce que
l'esclavagisme c'est le fait de travailler sans contre partie financière ou bien le fait d'être humilié dans son travail? La dignité de l'homme a-t-elle un prix ? Non, elle est absolument
inestimable.
Fiche
:
Date de sortie
cinéma : 27 octobre 2010
Réalisé
par Abdellatif Kechiche
Avec Yahima Torres, André Jacobs, Olivier Gourmet,
Interdit
aux moins de 12 ans
Long-métrage français . Genre : Drame , Historique
Durée : 02h44min
Année de production : 2009
Distributeur
: MK2 Diffusion
Synopsis
: Paris, 1817, enceinte de
l'Académie Royale de Médecine. « Je n'ai jamais vu de tête humaine plus semblable à celle des singes ». Face au moulage du corps de Saartjie Baartman, l'anatomiste Georges Cuvier est
catégorique. Un parterre de distingués collègues applaudit la démonstration. Sept ans plus tôt, Saartjie, quittait l'Afrique du Sud avec son maître, Caezar, et livrait son corps en pâture au
public londonien des foires aux monstres. Femme libre et entravée, elle était l'icône des bas-fonds, la « Vénus Hottentote » promise au mirage d'une ascension dorée...
Par Lila
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Publié dans : 2010
0
Lundi 22 novembre
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12:35
On s'attendait à un film historique avec une intrigue savante d'une certaine complexité
saupoudrée d'une belle histoire d'amour. Que néni ! C'est juste "Les feux de l'amour" dans de beaux paysages et avec de chouettes costumes. Car la princesse de Montpensier est mariée à son
cousin: un prince jaloux ; car elle est si belle qu'elle est convoitée de toutes part par d'autres princes et soldats, pendant qu'elle-même est jalouse des prétendantes de son ex-fiancé. Alors
que son maître d'une grande sagesse (pauvre Lambert Wilson qui a dû incarner de si mauvais dialogues) tombe aussi sous le charme de la princesse et ne peut s'empêcher de dévoiler ses sentiments.
Nous pauvres spectateurs a moitié endormis ne croyons ni aux passions ni a l'histoire ni aux décors. Alors il nous reste juste la contemplation de la merveilleuse Melanie Thierry, pas seulement
télégénique mais si vivante et sincère dans chacune de ses répliques qu'elle rayonne dans ce film pompeux et superficiel. Quel dommage qu'un grand réalisateur comme Tavernier ésthetise et donne a
voir tant de médiocrité sentimental, digne de l'émission pathétique de TF1 "confession intime ; alors que l'amour noble devrait justement s'éloigner du primaire désir d'emprise sur
l'autre.
Fiche :
Date de sortie
cinéma : 3 novembre 2010
Réalisé
par Bertrand Tavernier
Avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet
Long-métrage français . Genre : Historique , Drame , Romance
Durée : 02h19min
Année de production : 2010
Distributeur
: StudioCanal
Synopsis
: 1562, la France est sous
le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage…
Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les
princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny.
Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri
III.
Par Lila
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Publié dans : 2010
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Samedi 16 octobre
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18:59
Magnifique ! Un film qui laisse parler les images et qui montre l'amour qu'on peut avoir pour une terre qui n'est parfois pas celle de
nos origines. Apparaît ici la force du spirituel, la force de la foi, qui a le pouvoir de rendre l'homme digne et courageux. Mais cette foi qui est ici religieuse (loin des clichés sordides sur
l'église) pourrait être tout autre. On comprend que faire quelque choses qui fait profondément sens pour soi c'est de là que vient notre puissance... jusqu'à même pouvoir affronter la
mort.
C'est aussi une belle rencontre entre la France et l'Algérie, entre la chrétienté et l'islam. Ces noeuds toujours très
vivaces aujourd'hui sont sublimés comme pour montrer toute la créativité qu'ils contiennent.
Enfin, c'est le début d'un travail de mémoire sur ces terribles années 90 où le terrorisme islamiques a sévit en Algérie. Car
malgré la noble intention de la concorde civile décrétée par le Président M. Bouteflika, il faudra bien un jour écrire l'Histoire, pour savoir qui tuait qui, et juger les coupables.
Fiche :
Date de sortie cinéma : 8
septembre 2010
Réalisé par Xavier Beauvois
Avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, plus
Long-métrage français . Genre : Drame
Durée : 02h00min Année de production : 2010
Distributeur : Mars
Distribution
Synopsis : Un monastère perché dans les montagnes
du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe
islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent,
la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en
1996.
Par Lila
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Publié dans : 2010
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Mercredi 22 septembre
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17:44
Je vois dans ce film une métaphore d'un capitalisme aliénant oú certains travaillent dans la souffrance et pour une misère, quand
d'autres profites des fruits de ce travail et jouissent des douceurs qu'offre notre monde. Les scènes charnelles qui nous montrent autant de moments érotiques aux premiers degré que le plaisir de
déguster du bon vin, d'écouter de la grande musique, habiter une maison somptueuse et de vêtir de précieux tissus, nous invite a penser qu'il est préférable d'être du coté des puissants. Mais
voilà ! la morale de l'histoire c'est qu'il n'est pas possible de jouir du monde si ce profit est fondé sur le sacrifice humain. La dernière scène du film montre a quel point cette famille qui a
toute la prospérité possible dont de jeunes enfants, a un rapport au monde laid et déformé. Parce qu'il ont fondé le maintien de leur supériorité sur le sacrifice de l'enfant de leur gentille
servante.
Fiche:
Date de sortie cinéma : 15
septembre 2010
Réalisé
par Im Sang-soo
Avec Jeon Do-Yeon, Lee Jung-jae, Youn Yuh-jung, plus
Titre original : Hanyo
Long-métrage sud-coréen . Genre : Thriller , Drame
Durée : 01h47min Année de production : 2010
Distributeur : Pretty
Pictures
Synopsis : Euny est engagée comme aide-gouvernante
dans une riche maison bourgeoise. Le mari, Hoon, la prend pour maîtresse. La vie de toute la maison va alors basculer.
Par Lila
-
Publié dans : 2010
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